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Les flûtes andines


Foire Aux Questions (F.A.Q)



Ci-dessous, au fil de l'eau, les questions qui me sont le plus souvent posées, et mes réponses.
Vous pouvez me questionner, et je vous répondrai par le biais de cette rubrique. Mais vous pouvez également donner votre avis, que je publierais s'il apporte un nouvel éclairage.
Bien que ne proposant plus de quenas en bambou, j'ai laissé volontairement dans cette FAQ les questions s'y rapportant, qui peuvent vous être utiles dans le choix de votre instrument.

1- Je voudrais débuter à la quena, quel instrument choisir ? en bambou ou en bois ?
2- Quel accord choisir pour ma quena ?
3- Mon problème principal, c'est "les aigus" ?
4- Je démarre, il me faut une flûte de débutant !
5- Quelle est l'influence du bois (des matériaux en général) dans la sonorité d'une quena ?
6- Quel type pour ma quena, quena "argentine" ou quena "bolivienne" ?
7- Pourquoi ne proposez vous pas d'ébène pour le corps des quenas en bois ?
8- Sur vos quenas en bois, quelle est l'influence respective des essences de la tête et du corps sur le timbre de l'instrument ?
9- Qu'entendez-vous par "justesse des partiels" sur votre page "types de perce" ?
10- Quels sont les points communs dont vous parlez entre les quenas et les flûtes traversières ?
11- Vous préconisez de passer de l'huile d'amande douce dans les quénas en bois mais pas dans celles en bambou, ce que je faisais avec mon ancienne quéna . Puis je continuer de le faire avec celle ci ?
12- Quelle est la différence entre tablature et doigté ?
13- La quena est-elle une flûte chromatique ?

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1- Je voudrais débuter à la quena, quel instrument choisir ? en bambou ou en bois ?
Je conseille toujours une quena en bambou pour débuter. C'est le passage obligé à mon sens avant les quenas en bois, qui procurent des sensations différentes, mais qu'il vaut mieux aborder en ayant déjà une bonne technique. Et pour ne pas se priver de connaître les merveilleuses sonorités du bambou, même si le bois possède aussi ses propres qualités !

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2- Quel accord choisir pour ma quena ?
Actuellement, c'est l'accord bolivien qui est le plus employé en France, avec cependant des variantes, au niveau notamment du doigté du sol4. Sachez que quelque soit l'accord, vous pourrez jouer tout le répertoire.
Avec l'accord "argentin" le do# est facile *, et le do qui est dans ce cas un doigté de fourche est un peu moins sonore qu'avec l'accord "bolivien" qui lui donne un do# plus difficile à produire car il faut couvrir en partie le quatrième trou. Des différences existent aussi pour les notes sol4 et sol#4 entre les deux accords.
C'est de toute façon une question d'automatismes à acquérir pour l'un ou l'autre accord. Et il n'est pas interdit de savoir jouer les deux accords pour prendre l'une ou l'autre quena en fonction du morceau que l'on souhaite interpréter.
* : c'est un do# plus bas que celui du tempérament égal, qui tend vers une tierce majeure pure avec le la. On retrouve sur la quena accord "argentin" la caractéristique de la flûte baroque avec son fa# bas, qui tend vers une tierce majeure pure avec le ré.

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3- Mon problème principal, c'est "les aigus" ?
Comme beaucoup au démarrage de l'instrument ! il faut savoir être patient, et travailler au départ le premier registre, puis le second jusqu'au do (ou do#) dans un premier temps, en travaillant sur l'octaviation de chaque note en s'aidant d'un petit coup de langue, puis seulement après les notes du dessus.
A savoir : la technique d'embouchure est très proche (pour ne pas dire la même) que sur une autre flûte, notamment la traversière, ainsi que les techniques de souffle et d'articulation. On peut donc s'inspirer également des méthodes consacrées à cet instrument.
Mon conseil : il faut apprendre à être précis sur la direction, le débit et la pression du jet d'air sur le biseau : davantage de débit et moins de pression pour le premier registre, puis progressivement davantage de pression et moins de débit sur le second et troisième registre.
S'il faut une image pour se représenter cela : le souffle sur le premier registre serait à comparer à l'écoulement d'eau d'un simple robinet (du débit et une pression moindre), et celui des seconds et troisième registres à l'écoulement d'un karcher (moins de débit, mais une pression plus élevée).
Vous saurez que vous y serez arrivé quand il vous sera possible de tenir une note longue plus longtemps dans l'aigu que dans le grave, car on gaspille moins d'air dans l'aigu !

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4- Je démarre, il me faut une flûte de débutant !
Pour débuter, il faut choisir le meilleur instrument ! pourquoi : c'est l'instrument qui est formateur, qui vous apprendra les limites, la bonne pression à exercer, augmentant du grave vers l'aigu d'une façon progressive et régulière sur une "bonne" flûte, pour obtenir une sonorité chaude tout en étant juste sur chaque note. Quelqu'un avec de l'expèrience saura "corriger" avec une flûte moins précise.
C'est pourquoi je ne propose pas de flûtes "d'étude", aussi bien pour les quenas que pour les flûtes baroques. Je ne pourrais pas assurer, en passant moins de temps sur l'instrument, un équilibre satisfaisant.

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5- Quelle est l'influence du bois (des matériaux en général) dans la sonorité d'une quena ?
C'est un sujet délicat à aborder, tant les avis divergent sur la question, et sont quelquefois très tranchés. Les éléments objectifs pour tenter d'y répondre existent cependant.
La nature du matériau influe surtout par sa structure qui jouera sur les états de surface de la perce et de l'embouchure : ainsi un bois au grain fin permettra un très bon poli de la perce (comme avec l'ébène du Mozambique) ce qui donnera une sensation de puissance et de richesse dans le son, alors qu'une texture plus fibreuse mais moins fine se comportera comme un filtre et "retiendra" quelques harmoniques (les plus aigus) en donnant une sensation de velouté. (L'influence de la nature et de la rugosité de la paroi interne sur le timbre a fait l'objet d'une étude scientifique.)
Un autre élément objectif : la densité du matériaux : un bois dense (ébène, cocobolo, mais aussi le bambou !) aura un meilleur "rendement" qu'un bois moins dense (amarante, bubinga) qui se comportera comme un "amortisseur", d'ou des sensations différentes suivant la nature du matériaux.
Je parle de "sensations" parce que je pense que c'est le flûtiste qui est le plus à même de juger des différences davantage que l'auditeur.
Un autre paramètre à prendre en compte est l'épaisseur de la paroi de la flûte, qui aura de l'influence sur la possibilité de vibration par sympathie du matériau lui même, ce qui influe forcément sur le son en enrichissant les harmoniques. Une paroi fine comme celle de certains bambous permet facilement cette vibration. Il est très délicat de réaliser une paroi aussi fine avec le bois, le risque étant l'apparition de fentes. Cependant, même avec une paroi un peu plus forte, on peut ressentir aussi la vibration du matériau, que l'on apprend à engendrer en "timbrant" la note, surtout dans le grave, et qui est bien distincte pour le queniste de celle de la colonne d'air que l'on sent différemment sous les doigts.

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6- Quel type pour ma quena, quena "argentine" ou quena "bolivienne" ?
Ces deux types de quenas sont différents surtout par la "grosseur" de l'instrument. La quena "argentine" est celle la plus fine, et elle est à mon sens la plus passe-partout, s'adaptant plus facilement à tous les répertoires.
La quena "bolivienne", grosse, voire très grosse, est plutôt à utiliser pour le répertoire typique bolivien, et c'est bien en Bolivie qu'on la trouve aussi typée. Elle a ses aficionados. Elle demande du souffle, donc plus d'investissement de la part du queniste. Du point de vue de sa facture, sa grosseur ne permet pas un troisième registre disons "juste", la justesse étant une donnée relative car le queniste peut "corriger" certaines notes en jouant sur le système débit/pression, et/ou sur l'inclinaison de la flûte (la justesse est toujours, dans une certaine mesure, le résultat du couple flûtiste/flûte). Enfin son doigté dispose d'un do bécarre, et d'un sol4 et d'un sol5 tous les trous ouverts.
Le choix entre les deux est donc à faire en fonction de ses affinités musicales.

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7- Pourquoi ne proposez vous pas d'ébène pour le corps des quenas en bois ?
Je peux bien sûr réaliser le corps en ébène (ébène du Mozambique) si vous me le demandez. Vous en verrez d'ailleurs une en fin de page "quenas en bois".
Ces quenas sont intéressantes pour le son qui est puissant et riche, mais attention, elles sont plus délicates à jouer si on ne possède pas déjà une bonne technique, car elles ne pardonnent rien ! (dans une moindre mesure, c'est aussi le cas avec le mopane).
L'ébène n'absorbe pratiquement pas les harmoniques du son, et les rend tous. Il faut donc avoir une embouchure sûre, et bien maîtriser la pression et la direction du jet d'air dans le second et le troisième registre pour ne pas avoir un son "strident".

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8- Sur vos quenas en bois, quelle est l'influence respective des essences de la tête et du corps sur le timbre de l'instrument ?
L'essence de la tête (grenadille ou buis) a été choisie pour la finesse du grain, pour pouvoir réaliser une encoche précise, et intervient donc sur le timbre au regard de ce paramètre uniquement (il en serait de même pour une tête en os, ou tout autre matériau dense). La longueur de cette partie est trop courte pour avoir une réelle influence de par ses autres caractéristiques physiques. C'est donc l'autre partie, le corps de la flûte, qui intervient, par sa densité et sa texture, sur la sonorité et sur le timbre. Le timbre dépend aussi de bien d'autres paramètres : de la forme et de la dimension de l'embouchure, de la grosseur du tuyau, de la justesse des partiels, de la bonne harmonisation (ou équilibre, ou "tempérament"), ... et du savoir faire du flûtiste !

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9- Qu'entendez-vous par "justesse des partiels" sur votre page "types de perce" ?
Les partiels (parfois appelés harmoniques, mais ce terme est impropre, on verra ci-dessous pourquoi), sont les fréquences des sons successifs produits, pour chaque note diatonique de la flûte, en augmentant la pression dans le tuyau, du grave vers l'aigu. Alors que les harmoniques naturels d'une note de base sont les multiples entiers de la fréquence de cette note. Il ne faut donc pas confondre partiels et harmoniques : ce n'est que lorsque l'instrument à vent est bien conçu et fabriqué qu'il y a (presque) correspondance entre les fréquences des partiels du tuyau et les harmoniques des notes diatoniques de cet instrument. Ainsi, les harmoniques naturels de la note sol3* (la note la plus grave sur une quena en sol) de fréquence F, sont :
1xF=F soit sol3, 2xF=2F soit sol4, 3xF=3F soit ré4, 4xf=4F soit sol5, 5xf=5F soit si5, etc...
L'idéal serait de retrouver ces harmoniques en jouant la suite des partiels de la note sol3 sur une quena, ainsi que sur l'ensemble des notes de sa gamme diatonique** (sol3 la3 si3 do4 ou do#4 ré4 mi4 et fa#4).
Pourquoi ?
Plus les partiels se rapprochent des harmoniques naturels de la note de base, et plus la colonne d'air en vibration s'enrichit en ... harmoniques justement, grâce à un phénomène de résonnance, ce qui a une influence heureuse sur le timbre.
C'est donc le travail du facteur de la flûte que de rechercher cette "justesse des partiels" en travaillant sur la forme intérieure de la flûte (appelée perce) quand il la fabrique, sur la position des trous des doigts et leur diamètre, ou en choisissant un bambou avec des caractéristiques de cylindricité/conicité favorables selon son expérience.

* : sur une quena, à cause du brusque rétrécissement en fin de tuyau (trou en bout), les partiels du sol3 sont relativement éloignés des harmoniques naturels de cette note. Cela n'a pas d'importance dans la mesure ou ces partiels ne sont pas utilisés. Le fondamental du tuyau à considérer est le la3, pour bâtir les partiels les plus justes.
** : en pratique on recherche des partiels justes à partir du fondamental, puis uniquement l'octave juste sur les autres notes diatoniques (attention : "juste" ne veut pas dire "selon le tempérament égal" !! j'y reviendrai).

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10- Quels sont les points communs dont vous parlez entre les quenas et les flûtes traversières ?
Le mode de production du son est très voisin entre les deux instruments, c.a.d que le musicien contrôle la longueur de la lumière (distance entre les lèvres et le biseau) ainsi que l'angle d'incidence du jet d'air.
Du fait de ce contrôle, le flûtiste a beaucoup d'influence sur la hauteur de la note (on parle d'un grand champ de liberté en hauteur), ainsi que sur le timbre, par rapport à une flûte à bec par exemple (la quena et le shakuachi japonais sont les deux flûtes à ma connaissance qui permettent le plus d'amplitude sur le son, davantage encore que la flûte traversière).
Cela permet au musicien une grande liberté expressive, et de développer sa personnalité ( son "propre" son) "presque" indépendamment de l'instrument. Mais attention, ne pas croire que le travail du facteur s'en trouve facilité ! je trouve pour ma part qu'il m'est plus difficile d'accorder une quena qu'une traversière baroque !.

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11- Vous préconisez de passer de l'huile d'amande douce dans les quénas en bois mais pas dans celles en bambou, ce que je faisais avec mon ancienne quéna . Puis je continuer de le faire avec celle ci ?
Pas d'huile dans le bambou, et surtout pas d'huile de lin très siccative. L'huile d'amande douce à la rigueur, mais cela ne sert à rien, sauf à supprimer les qualités sonores du bambou à terme.
Le bois a besoin d'être huilé, car il absorbe l'humidité du joueur, et il vaut mieux de l'huile que de l'eau qui risque, avec les bactéries, de créer des zones de pourriture (champignons).
La texture du bambou est très différente : fibres longues juxtaposées, très denses, prises dans une matière plus tendre. Vous voyez cette texture dans une coupe transversale (la coupe en bout sur la quena). Ces fibres peuvent vibrer par sympathie, et comme elles sont "indépendantes" l'une de l'autre, nageant dans cette matière tendre, leur "rendement" en est augmenté.
Je pense que cette caractéristique rentre dans une grande part dans la "signature" du timbre du bambou.
Si vous mettez de l'huile, c'est la matière tendre qui va se charger en huile, et perdre sa propriété de souplesse en devenant plus dense (avec l'huile de lin cette matière devient très dense, et on s'approche des sonorités du bois, les fibres se "collant" les unes aux autres).
L'humidité due au jeu n'est pas "destructive" pour le bambou comme pour le bois : le bambou est davantage imperméable (à condition de ne pas éliminer les peaux extérieure et intérieure, que je conserve sur mes quenas).

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12- Quelle est la différence entre tablature et doigté ?
Un « doigté » indique quels sont les trous à boucher et ceux devant rester ouverts pour une note considérée, et la « tablature » est la représentation graphique des doigtés (avec la figuration des trous ouverts ou fermés, avec un cercle ou un numéro attribué à chaque trou) pour l'ensemble des notes de l'instrument, donc sur sa tessiture complète.
On utilise aussi le terme « les doigtés » (sous-entendu « l'ensemble des doigtés ») qui est équivalent alors au terme « la tablature ».
Les tablatures « modernes » indiquent souvent aussi la position des mains et des doigts, pour une standardisation rendue nécessaire pour un apprentissage sur des instruments construits pour une position donnée (la flûte Boehm par exemple, mais aussi le traverso, bien que l'on puisse tourner l'instrument « à gauche » en tournant la patte qui porte l'unique clef, mais le trou d'embouchure demande alors à être évasé pour un « gaucher »).
Concernant la quena, il est vrai qu’aujourd’hui on retrouve le plus souvent un standard vers un nombre de trous identique, avec un accord également privilégié (le "bolivien" (ou "directa") avec doigté B ou C pour le sol4), et une position des doigts en 3x3 main gauche en haut.
Cependant cette « standardisation » n'est que récente, plutôt induite par la musique occidentale et pour le néo-folklore à partir des années 1940/1950, mais l'utilisation de plusieurs accords est encore en usage. Et les musiques (et donc aussi les instruments) paysannes de l'Altiplano restent encore à l'écart de ces nouvelles modes citadines, en conservant leurs particularités initiales.
Vous pourrez lire avec intérêt le blog de Juan Luis Morion aux pages manera de tocar la quena-1 et manera de tocar la quena-2 qui, au travers de textes de grands facteurs ou quenistes, vous feront découvrir les particularités historiques et régionales de la facture des quenas (nombre de trous, accords, ...) depuis le début de leur époque « moderne ».

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13- La quena est-elle une flûte chromatique ?
vous trouverez la réponse à cette question dans le dernier paragraphe de la page d'accueil "Les flûtes andines".



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